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Comment bien gérer son argent quand on est freelance ?

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Pourquoi la gestion financière est si différente entre salarié et freelance ?

Quand tu passes du salariat au freelancing, ce n’est pas seulement ton statut qui change, c’est toute ta manière de gérer ton argent.

Un salarié sait à l’avance ce qu’il va toucher chaque mois. En tant que freelance, tes revenus sont variables, tu n’as pas de congés payés, pas de treizième mois, et encore moins d’indemnités chômage confortables.

Tu dois donc apprendre à anticiper, à lisser tes revenus sur l’année, et surtout à mettre de côté dès que tu peux pour pallier les périodes creuses. C’est cette discipline qui te permettra de te sentir libre sans stress financier permanent.

Par où commencer pour construire son épargne quand on est freelance ?

La première étape, c’est l’épargne de précaution. C’est ton filet de sécurité, celui qui t'évite de paniquer entre deux missions ou en cas d’imprévu.

Tu devrais viser l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes. Cette somme doit être disponible à tout moment, sur un compte bancaire sécurisé comme un livret A.

Exemple : tu dépenses 1 500 € par mois pour vivre (loyer, nourriture, factures, etc.) → tu dois viser entre 4 500 € et 9 000 € d’épargne de précaution.

Même si tu n’as pas encore cette somme, commence petit. Mets de côté chaque mois un pourcentage fixe de tes revenus. L’important, c’est la régularité.

Une fois que tu as mis en place cette épargne de précaution, tu peux commencer à structurer plus largement ta gestion financière. Car bien gérer son argent en freelance, ce n’est pas seulement épargner pour les coups durs, c’est aussi organiser ses revenus selon des objectifs précis.

Quelle enveloppe choisir pour chaque type d’épargne ?

Pour bien gérer ton argent, il faut savoir savoir où placer chaque type d’épargne, selon son usage. Tous les supports ne se valent pas : certains te permettent de garder ton argent disponible à tout moment, d’autres de le faire travailler un peu plus sur le long terme.

Voici comment organiser tout ça de façon simple et efficace.

L’épargne de précaution → Livret A, LDDS ou compte courant

L’épargne de précaution, c’est ta priorité n°1. C’est cette somme qui te permet de tenir si tu n’as pas de mission pendant un mois ou deux, ou si un client te règle avec du retard. Elle doit rester ultra disponible, car tu peux en avoir besoin à n’importe quel moment.

👉 Le bon réflexe, c’est de la placer sur des supports très liquides et sans risque, comme :

  • Le livret A : accessible à tous, plafonné à 22 950 €, avec un rendement de 2,4 % au début de l'année 2025.
  • Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) : également défiscalisé, plafonné à 12 000 €, avec le même taux que le livret A.
  • Ton compte courant, pour une petite partie de ton épargne de précaution, notamment si tu veux pouvoir y accéder instantanément sans délai de virement.

L’objectif ici, ce n’est pas de faire fructifier ton argent, mais de le protéger de l’inflation un minimum, tout en gardant une accessibilité totale. Le livret A et le LDDS sont sans frais, garantis par l’État, et exonérés d’impôt sur les intérêts. Idéal pour se créer une première couche de sécurité.

Et pas de pression si tu n’as pas encore l’enveloppe complète : tu peux commencer petit. Ce qui compte, c’est d’avoir une somme cible en tête, et d’y aller progressivement, mois après mois.

L’épargne projet → Assurance vie

Une fois ton matelas de sécurité en place, tu peux penser à l’épargne dite “projet”. Ce sont des sommes que tu veux mobiliser dans quelques mois ou années : pour une période sans travailler, une formation, un changement de cadre de vie…

💡 Ici, on n’a pas besoin que l’argent soit accessible à tout moment, mais il doit rester disponible sans trop de contraintes. C’est pour ça qu’un support comme l’assurance vie est tout indiqué : tu peux y placer ton argent en bénéficiant d’un peu de rendement, avec une certaine souplesse pour le récupérer si besoin.

L’épargne d’investissement → PEA/Compte-titres et ETF

Une fois que ton épargne de précaution est en place et que tes projets à moyen terme sont couverts, tu peux commencer à réfléchir à une troisième enveloppe : celle de l’investissement à long terme.

L’objectif ici, ce n’est plus de sécuriser ton argent, mais de le faire fructifier dans le temps. Et pour ça, le support le plus adapté, c’est le PEA.

Qu’est-ce qu’un PEA ?

Un PEA, c’est un compte d’investissement qui te permet d’acheter et de vendre une grande variété de produits financiers : actions, obligations, fonds… Le plafond de versements est de 150 000€ et tu bénéficies d'une fiscalité optimisée à partir de 5 ans après la création !

Contrairement aux livrets réglementés ou à une assurance vie classique, le PEA te donne une grande liberté de choix dans tes placements. C’est l’enveloppe idéale si tu veux commencer à investir en bourse, en toute simplicité.

Une fois que tu as dépassé ce plafond, ou si tu souhaites investir sur des sociétés hors de l'Europe, tu peux créer un compte-titres. le fonctionnement est similaire au PEA, sans restrictions, mais avec fiscalité moins avantageuse : la flat tax à 30%.

Et les ETF, c’est quoi ?

Les ETF (Exchange Traded Funds), aussi appelés trackers, sont des fonds d’investissement cotés en bourse. Leur particularité ? Ils répliquent automatiquement un indice boursier, comme le CAC 40 ou le S&P 500 par exemple.

Plutôt que d’acheter une action spécifique (et prendre le risque qu’elle baisse), un ETF te permet d’acheter en une seule fois un panier d’actions. C’est plus diversifié, moins risqué, et souvent moins cher en frais que les fonds traditionnels.

Tu peux même acheter des indices comme le MSCI World qui réplique globalement l'économie mondiale et peut donc être une bonne solution pour diversifier facilement son protefeuille.

Comprendre et utiliser les intérêts composés

Si tu veux vraiment faire travailler ton argent intelligemment, il y a un concept que tu dois absolument comprendre : les intérêts composés.

L’idée est simple : les gains que tu génères aujourd’hui produiront à leur tour des gains demain. C’est l’effet boule de neige. Plus tu commences tôt, plus tu laisses le temps faire son travail, et plus ton capital peut croître sans que tu aies besoin d’y toucher constamment.

Même avec des revenus irréguliers – ce qui est souvent le cas quand on est freelance – tu peux investir régulièrement, même de petites sommes. Tu n’as pas besoin d’attendre d’avoir mis de côté plusieurs milliers d’euros. Ce qui compte, c’est la régularité, même modeste. Mettre 100 ou 200 € tous les mois dans une enveloppe adaptée suffit à enclencher cette dynamique.

L’important, c’est de prendre l’habitude dès maintenant. Car chaque mois gagné te rapproche d’un futur où ton argent travaille pour toi. Et quand tu es indépendant, cette logique est encore plus précieuse, car tu construis toi-même ta sécurité financière pour demain.

Deux conseils simples pour investir efficacement

Quand on débute dans l’investissement en tant que freelance, il est facile de se perdre dans des stratégies complexes ou de repousser le moment de s’y mettre. Pourtant, deux principes simples peuvent faire toute la différence.

1. Investis uniquement de l’argent dont tu n’as pas besoin

C’est la règle d’or : ne place jamais de l’argent que tu pourrais avoir besoin de récupérer rapidement. Ton investissement doit venir uniquement une fois que ton épargne de précaution est constituée.

En clair, pas question de toucher à l’argent qui te permet de payer ton loyer, de couvrir tes factures ou de survivre pendant une période creuse. L’argent que tu investis doit être détaché de ton quotidien, car tu ne le reverras peut-être pas tout de suite, et il peut fluctuer dans le temps. C’est ce qui te permet de garder l’esprit tranquille et d’éviter toute panique en cas de besoin urgent.

2. Automatise ton épargne et tes investissements chaque mois

L’autre astuce, toute simple, mais redoutablement efficace, c’est d’automatiser ton effort d’épargne. Plutôt que de te demander chaque mois si tu peux ou non mettre de côté, configure un virement automatique vers ton livret, ton compte-titres ou ton assurance vie.

Même si tu ne peux épargner que 100 ou 200 € par mois, l’important, c’est la régularité. Cette méthode te permet de bâtir une vraie discipline, sans y penser, même avec des revenus variables. Et si tu as un mois exceptionnel, rien ne t’empêche d’ajouter un complément ponctuel.

Pourquoi j’ai choisi BoursoBank pour gérer mon argent en freelance

Quand on se lance en freelance, choisir une bonne banque, ce n’est pas un détail. C’est là que tout transite : tes revenus, tes factures, ton épargne, tes virements… Autant dire qu’il vaut mieux avoir un outil fiable et bien pensé.

De mon côté, j’ai opté pour BoursoBank (anciennement Boursorama Banque), et c’est une vraie bonne option pour structurer ses finances quand on débute.
✅ Totalement gratuit, sans frais de tenue de compte ni frais cachés.
✅ Une interface fluide, claire, et très pratique pour suivre tes dépenses, séparer pro et perso, ou encore automatiser des virements réguliers.
✅ Et surtout : jusqu’à 150 € offerts à l’ouverture avec mon lien partenaire.

👉 Tu peux en profiter ici : https://bour.so/p/wbVk1hopQpx

C’est la solution que j’utilise moi-même au quotidien, notamment pour gérer mon compte freelance, organiser mes différentes enveloppes (épargne de précaution, investissement…), et automatiser mon système sans prise de tête.

Conclusion

Quand tu es freelance, tu es ton propre patron. Et comme tout entrepreneur, tu dois savoir anticiper, structurer et optimiser tes finances.

Tu n’as pas besoin d’être expert en finance. Mais tu dois prendre conscience que ta liberté dépend de ta stabilité financière.

Commence par ouvrir un compte pro, construis ton épargne de précaution, apprends à lisser tes revenus, et investis intelligemment.

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FAQ

Pourquoi vaut-il mieux placer son épargne de précaution sur un livret plutôt que sur son compte courant ?

Laisser ton épargne de sécurité sur ton compte courant, c’est risquer de la dépenser sans t’en rendre compte. En la plaçant sur un livret comme le livret A ou le LDDS, tu la mets un peu à l’écart tout en la gardant disponible. En bonus, elle génère quelques intérêts, ce qui permet de limiter un peu l’impact de l’inflation. C’est une façon simple de sécuriser cette réserve sans y toucher trop facilement.

Est-ce qu’un freelance peut ouvrir un PEA ?

Oui, absolument. Le Plan d’Épargne en Actions est ouvert à toute personne majeure résidant fiscalement en France, indépendamment de son statut professionnel. Que tu sois salarié, indépendant ou freelance, tu peux donc en ouvrir un. C’est un bon outil pour commencer à investir en bourse, à condition de ne pas avoir besoin de cet argent dans les cinq prochaines années, pour profiter pleinement des avantages fiscaux.

Quelle est la différence entre un PEA et un compte-titres ?

Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) et le compte-titres permettent tous deux d’investir en bourse, mais ils n’ont pas les mêmes règles. Le PEA est encadré fiscalement : tu dois y investir uniquement dans des actions européennes, et les retraits sont fortement encadrés les cinq premières années. En échange, tu bénéficies d’une exonération d’impôt sur les gains si tu respectes les conditions.Le compte-titres, lui, est plus souple : tu peux y loger tous types d’actifs (ETF, actions internationales, obligations…) et retirer ton argent à tout moment. En contrepartie, les gains sont soumis à l’imposition classique (flat tax de 30 % en général). En résumé : PEA pour optimiser fiscalement sur le long terme, compte-titres pour la liberté totale.