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Comment fixer ses tarifs en freelance : méthode et erreurs à éviter

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Fixer ses tarifs en tant que freelance, c’est souvent un casse-tête. Trop élevé ? Tu fais fuir les clients. Trop bas ? Tu brades ton travail et tu attires des clients exigeants avec peu de budget. Alors comment fixer ses tarifs en freelance de manière juste, professionnelle… et rentable ?

Dans cet article, je t’explique tout, en m’appuyant sur une méthode concrète, mes retours d’expérience et un outil que je t’offre à la fin pour t’aider à calculer ton TJM.

Mais avant de rentrer dans la méthode, encore faut-il bien comprendre de quoi on parle.

Qu’est-ce que le Taux Journalier Moyen (TJM) d’un freelance ?

C'est quoi le TJM ?

Le TJM, ou Taux Journalier Moyen, correspond au prix que tu factures pour une journée de travail. C’est l’unité de mesure la plus courante quand on parle de tarification en freelance, notamment sur des plateformes comme Malt ou lors d’échanges avec des entreprises. Ce tarif est généralement indiqué en euros par jour, et sert de référence à la fois pour le client et pour toi dans la négociation.

TJM ≠ salaire : attention à cette erreur courante

Il est tentant de comparer le TJM d’un freelance à un salaire salarié, mais ce serait une erreur. Un freelance ne touche pas l’intégralité de ce qu’il facture : il doit payer ses cotisations sociales, anticiper les périodes creuses, prévoir les congés non payés, et financer ses outils, son matériel ou sa formation.

Autrement dit, un TJM de 400 € ne veut pas dire que tu « gagnes » 400 € nets par jour. Il faut retirer tout ce que l’entreprise salariale aurait payé pour toi : charges, Sécurité sociale, retraite, etc. C’est pour ça qu’il est essentiel de raisonner en revenu net après cotisations, et d’utiliser des outils de simulation (comme le mien) qui te donnent une vision claire du montant réellement disponible à la fin du mois.

Le TJM est donc un repère utile, mais il doit toujours être mis en perspective avec tes besoins réels, ton rythme de travail, et les charges liées à ton statut.

Comment bien positionner ses tarifs en freelance

Fixer ses tarifs en tant que freelance demande de prendre en compte plusieurs critères essentiels, que tu sois débutant ou non.

D’abord, ton niveau d’expérience. Plus tu es spécialisé et confiant dans ce que tu proposes, plus tu peux facturer haut. Un tarif trop bas peut envoyer un mauvais signal : il peut donner l’impression que tu manques d’assurance ou que la qualité de ton travail est douteuse. Ce type de positionnement attire souvent des clients peu prêts à investir, mais tout de même exigeants. Ce sont ceux qui négocient tout, attendent beaucoup… et risquent de te faire perdre du temps pour peu de résultats.

À l’inverse, un tarif trop élevé, surtout affiché d’emblée, peut dissuader les prospects de te contacter. Il ne s’agit donc pas d’être le moins cher ni le plus cher, mais d’adopter une posture cohérente : honnête, mais ambitieuse.

Ton TJM ou ton tarif horaire doit être pertinent. Il ne s’agit pas de suivre aveuglément ce que pratiquent les autres freelances, mais de t’en inspirer pour te positionner intelligemment. Si tu débutes, tu peux commencer légèrement plus bas que la moyenne du marché, puis augmenter progressivement — par exemple, par tranches de 50 € au fil des missions. Ce système d’évolution permet de monter rapidement en gamme, tout en restant crédible et accessible.

Enfin, pense à l’aspect global de ton positionnement. Ton tarif ne doit pas être isolé : il fait partie d’un tout. Il reflète ton expertise, ton sérieux, et la qualité de ton accompagnement. C’est aussi une manière d’affirmer ta place dans ton domaine, dès les premiers échanges avec un client.

La négociation : un jeu d’info, pas de peur

Beaucoup de freelances redoutent la négociation. Pourtant, elle fait partie intégrante du process, et c’est souvent à ce moment que tout se joue. Bien menée, une négociation te permet non seulement de mieux valoriser ton travail, mais aussi de filtrer les missions qui te correspondent vraiment.

1. Récupère un maximum d’infos sur la mission

Avant d’annoncer un tarif, cherche à obtenir le plus d’éléments possible :
– Le degré d’urgence : s’ils ont besoin de toi “tout de suite maintenant”, tu es en position de force.
– Le nombre de freelances en lice : si vous êtes deux, tu peux rester ferme. S’ils en consultent 25, il faudra adapter ta posture.
– Leur clarté sur le besoin : plus ils savent ce qu’ils veulent, plus il te sera facile de fixer un tarif juste.

Cette phase d’information te permet d’évaluer à quel point ils ont envie de travailler avec toi, et donc à quel point tu peux tenir ton tarif. C’est aussi l’occasion de détecter les missions bancales ou les clients peu engagés.

2. Prends ta place

Tu ne vends pas juste ton temps, tu vends une prestation avec une vraie valeur. Si on t’a contacté directement, c’est que ton profil correspond. Dans ce cas, tu peux viser plus haut sans crainte. Il vaut mieux proposer un tarif ambitieux, quitte à ouvrir une négociation, que de commencer trop bas. Monter un prix en cours de discussion est bien plus compliqué.

Et si le besoin est clair, urgent, et que tu es la bonne personne, tu peux tout à fait afficher ton tarif sans trembler. Sois prêt à défendre ton positionnement en expliquant calmement ta logique : ton expérience, ton expertise, le type de mission, l’accompagnement inclus, etc.

3. Accepte que certaines missions ne soient pas pour toi

Toutes les missions ne se valent pas. Si un client cherche à tout négocier ou refuse de payer ton juste tarif, c’est peut-être que ce n’est pas le bon. Rappelle-toi que c’est ta rémunération personnelle qui est en jeu, pas une marge d’entreprise.

Refuser une mission mal payée, c’est aussi préserver ton énergie pour une meilleure opportunité. Il vaut mieux passer son tour que d’accepter une mission qui va t’épuiser pour quelques euros mal tarifés.

L’outil ultime pour estimer ton tarif idéal

Tu veux savoir combien tu devrais facturer selon ton secteur, ton niveau d’expérience et ton rythme de travail ?

➡️ J’ai développé un outil très simple accessible sur cette page, et totalement gratuit !

Tu y renseignes :

  • Ton métier
  • Ton expérience
  • Ton objectif de revenu annuel
  • Ton nombre de jours travaillés

Et il te calcule automatiquement :

✅ Ton TJM idéal

✅ Tes revenus nets après cotisations sociales et impôts

Cet outil te permet de visualiser concrètement ce que tu gagnes vraiment, et de positionner ton tarif en connaissance de cause.

Conclusion

Fixer ses tarifs en freelance, ce n’est pas une science exacte, mais ça s’apprend. Que ce soit pour te positionner sur une plateforme, répondre à une mission ou négocier avec assurance, l’essentiel est de connaître ta valeur, d’ajuster selon le contexte, et de ne pas brader ton travail.

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